[DIY] Comment fabriquer un récupérateur d'eau de pluie autonome et low-tech ?
Pour fabriquer un récupérateur d'eau de pluie autonome et low-tech, il faut un toit, une gouttière et des cuves IBC, le tout installé avec un dénivelé suffisant pour la pression. Il est crucial de choisir des cuves non-chimiques et de préférence noires pour protéger l'eau des UV et éviter le développement de bactéries.
La vidéo de la chaîne Retour à la Terre explique comment concevoir un système autonome et low-tech de récupération d'eau de pluie, adapté aux lieux isolés sans accès direct à l'eau courante. Le concept repose sur l'utilisation de matériaux de récupération et une conception simple pour assurer l'approvisionnement en eau, même dans des conditions de faible pluviométrie.
Conception et matériaux du système de récupération
Le système présenté par l'auteur est constitué d'un toit, d'un chéneau (gouttière) et de cuves IBC. L'eau de pluie tombe sur le toit, est collectée par le chéneau, puis dirigée vers les cuves.
Les cuves IBC : capacité et acquisition
Chaque cuve IBC a une capacité de 1000 litres. Le système présenté utilise deux cuves, offrant un stockage potentiel de 2000 litres. L'auteur a acheté ses cuves d'occasion sur des plateformes comme Le Bon Coin pour environ 50 euros l'unité. Il conseille de s'assurer qu'elles n'ont pas contenu de produits chimiques si elles sont achetées d'occasion. Des cuves neuves sont également disponibles en ligne pour une centaine d'euros.
ATTENTION : Si l'eau de pluie est destinée à la consommation, il est recommandé d'utiliser des cuves de couleur noire. Cette couleur protège l'eau des rayons UV, limitant ainsi la prolifération de bactéries et évitant le réchauffement de l'eau, ce qui est également bénéfique pour l'arrosage du potager. Il est également recommandé de protéger les cuves avec des palettes ou d'autres matériaux pour éviter qu'elles ne soient exposées à la chaleur.
Pour en savoir plus sur la potabilité de l'eau de pluie, l'auteur de la vidéo suggère de consulter des ressources dédiées, comme "Je bois mon eau de pluie" et "Comment tester la potabilité de votre eau", ainsi que notre article Peut-on consommer de l'eau de pluie légalement en France ? et Comment tester son eau.
Le toit et les gouttières
Le toit est fabriqué à partir de huit palettes coupées en deux pour créer une structure inclinée. Celles-ci sont vissées entre elles et recouvertes de tôle ondulée. L'auteur recommande d'utiliser un grand chéneau pour une meilleure récupération de l'eau de pluie, car un petit système s'avère insuffisant lors de fortes pluies.
Pour une première filtration, il est possible d'ajouter une grille de protection (idéalement en métal) sur le chéneau pour bloquer les feuilles et autres débris. Des filtres supplémentaires peuvent être installés à l'arrivée de l'eau dans les cuves pour une filtration plus poussée, tels que des filtres à eau ou un filtre à gravité. Vous pouvez également consulter notre guide sur la filtration de l'eau.
Connexion des cuves et gestion de la pression
La vidéo montre plusieurs systèmes pour connecter les cuves entre elles :
- Connexion par tuyaux et raccords : Un système de raccords et de tuyaux permet de lier les cuves. Un tuyau est connecté à la première cuve via un raccord, puis dirige l'eau vers un té qui se connecte à la deuxième cuve, avec une sortie classique pour un tuyau d'arrosage.
- Connexion directe via robinet : Une autre option consiste à visser un robinet directement sur la cuve, permettant une sortie d'eau immédiate.
- Connexion supérieure pour le trop-plein : Les cuves peuvent être reliées par le haut, de sorte que lorsque la première est pleine, le trop-plein se déverse dans la cuve suivante. Cette méthode permet d'augmenter la capacité de stockage en ajoutant autant de cuves que souhaité.
L'utilisation d'un dénivelé est essentielle pour obtenir une bonne pression dans le tuyau d'arrosage, même si les cuves ne sont pas entièrement pleines. L'auteur explique que son système, placé en hauteur, assure une bonne pression pour l'arrosage.
Deuxième exemple de récupérateur d'eau de pluie
L'auteur présente une autre installation, construite en même temps que des toilettes sèches, qui illustre une configuration différente. Dans ce cas, les cuves sont placées l'une sur l'autre, également pour exploiter le dénivelé. Le toit des toilettes sèches sert de surface de collecte. Bien que l'auteur ait dû percer un trou sur le côté de la cuve en raison d'une hauteur insuffisante du toit, il souligne que l'idéal est que l'eau arrive par le haut de la cuve pour un remplissage optimal.
Pour en savoir plus sur la collecte et la filtration de l'eau de pluie, vous pouvez consulter notre guide complet.
Ce système low-tech et autonome permet de récolter une quantité significative d'eau, utile pour diverses applications en milieu isolé, de l'arrosage à d'autres usages non potables. Si l'objectif est d'utiliser l'eau pour la consommation humaine, il est recommandé d'investir dans des solutions de purification additionnelles comme un osmoseur ou de considérer l'installation d'un adoucisseur d'eau ou d'une carafe filtrante pour certains usages.
Matériaux et coûts (estimations de la vidéo)
- Cuves IBC : Environ 50 € chacune d'occasion, 100 € neuves.
- Palettes : Huit palettes ont été utilisées pour la structure du toit.
- Tôle ondulée : Pour la couverture du toit.
- Chéneau : Une gouttière de bonne taille est recommandée.
- Grille de protection (facultatif) : Pour la première filtration.
- Raccords et tuyaux : Nécessaires pour connecter les cuves et la sortie d'eau.
Avantages du système
- Autonome : Ne nécessite aucune énergie externe.
- Low-tech : Facile à construire avec des matériaux de récupération.
- Adaptable : Peut être mis en place sur n'importe quel terrain avec un dénivelé.
- Capacité importante : Permet de stocker de grandes quantités d'eau.
- Pression naturelle : Le dénivelé assure une bonne pression d'eau sans pompe.
Inconvénients et points d'attention
- Potabilité : L'eau de pluie n'est pas potable sans traitement spécifique.
- Bactéries : Les cuves transparentes peuvent favoriser le développement de bactéries si elles sont exposées aux UV.
- Débris : Nécessite une filtration pour éviter l'encrassement.
Ce projet DIY est une solution pratique et écologique pour gérer l'eau dans des situations où l'accès à l'eau est limité, et constitue un pas vers une plus grande autonomie et résilience.
Conclusion
L'installation d'un récupérateur d'eau de pluie autonome et low-tech, comme celui décrit par Retour à la Terre, offre une solution efficace pour les sites isolés. Avec une planification adéquate et l'utilisation de matériaux recyclés, il est possible de créer un système de stockage d'eau durable et fonctionnel. Pour plus d'informations sur l'autonomie et la permaculture, l'auteur de la vidéo invite à s'abonner à sa chaîne.
Questions fréquentes
Quel est le coût estimé des cuves IBC d'occasion pour ce projet ?
Les cuves IBC d'occasion peuvent être trouvées pour environ 50 euros l'unité sur des plateformes de vente entre particuliers.
Comment assurer une bonne pression de l'eau avec ce système low-tech ?
Pour assurer une bonne pression, il est crucial d'installer les cuves en hauteur, en utilisant le dénivelé du terrain, ou en les superposant.
Faut-il filtrer l'eau de pluie collectée par ce système ?
Oui, il est recommandé d'ajouter une grille de protection sur le chéneau pour bloquer les feuilles et d'installer des filtres supplémentaires à l'arrivée de l'eau dans les cuves pour une meilleure filtration.
Est-ce que l'eau collectée est potable ?
Non, l'eau de pluie n'est pas potable sans traitement spécifique. L'auteur recommande des cuves noires pour éviter la prolifération bactérienne si l'eau est destinée à la consommation.
Quels matériaux sont utilisés pour la structure du toit ?
La structure du toit est principalement fabriquée à partir de palettes en bois et recouverte de tôle ondulée.
Comment éviter que l'eau ne chauffe et ne développe des bactéries dans les cuves ?
Il est conseillé d'utiliser des cuves de couleur noire pour les protéger des UV et de les couvrir avec des palettes ou d'autres protections pour éviter le réchauffement direct par le soleil.
Source : vidéo « Comment fabriquer un récupérateur d'eau de pluie autonome et low-tech ? » de la chaîne Retour à la Terre — synthèse rédactionnelle indépendante.