AccueilPomper et filtrer l'eau de pluie pour une vie autonome

Comment pomper et filtrer l'eau de pluie pour une autonomie totale ?

Pour pomper et filtrer l'eau de pluie, il faut d'abord choisir un système d'aspiration (crépine flottante), puis une pompe électrique ou manuelle selon les besoins. La filtration s'effectue via des filtres à tamis, bobinés et à charbon actif pour une eau sans couleur ni odeur, avant l'étape de potabilisation si nécessaire.

La chaîne YouTube "Les Nouvelles Anciennes" aborde la problématique de l'autonomie en eau à domicile, en se concentrant sur le pompage, la pressurisation et la filtration de l'eau de pluie. Forte de dix ans d'expérience, l'auteure partage ses choix, leurs avantages et les difficultés rencontrées, avec des scénarios incluant et excluant la dépendance à l'électricité.

Elle souligne que l'autonomie en eau implique souvent une dépendance à l'électricité pour que l'eau atteigne les robinets sous pression. La vidéo se propose de suivre le parcours de l'eau, de la cuve au robinet, en détaillant les types de pompes et de filtres utilisés, ainsi que les problèmes rencontrés. Un document récapitulatif est également mis à disposition en description de la vidéo.

Préparer l'eau dès la cuve pour un pompage optimal

Au moment de pomper l'eau de pluie, l'objectif principal est d'éviter d'aspirer les sédiments accumulés au fond de la cuve et les débris flottant à la surface. Pour ce faire, l'auteure et son amie utilisent toutes les deux une crépine flottante.

La crépine flottante : une solution clé

La crépine flottante est un dispositif composé d'un flotteur et d'une crépine. Elle capte l'eau à environ 10 centimètres sous la surface, là où l'eau est généralement la plus claire. Cette méthode est jugée essentielle pour garantir une meilleure qualité d'eau dès le départ.

Stratégies de décantation : avantages et inconvénients

L'auteure présente deux approches différentes pour la qualité de l'eau dans la cuve :

Quel que soit le système, la crépine flottante assure le pompage de l'eau la plus claire possible. Un clapet anti-retour est intégré pour empêcher l'eau de repartir en arrière. L'eau continue ensuite son trajet dans un tuyau flexible spiralé. Chez l'auteure, quatre tuyaux différents sont installés, un pour la pompe électrique et trois pour les pompes manuelles.

Les pompes à eau : électriques et manuelles

Pour bénéficier d'une pression suffisante au robinet ou à la douche, une pompe électrique est nécessaire, s'activant automatiquement. L'auteure mentionne qu'une alternative serait de placer la cuve en hauteur, mais 10 mètres de hauteur sont requis pour seulement 1 bar de pression (l'eau de ville étant à 3 bars en moyenne). Dans son cas, les cuves sont enterrées pour protéger l'eau des variations de température, ce qui rend les pompes indispensables.

Les types de pompes électriques

Il existe deux grandes catégories de pompes électriques :

L'auteure et son amie ont toutes deux opté pour des pompes de surface, car leurs cuves sont bien en dessous de la limite des 8 mètres.

Le groupe hydrophore : un système classique

Chez Marie, le système le plus classique est un groupe hydrophore. Il se compose de deux éléments : une pompe et un réservoir sous pression. Le terme "hydrophore" signifie "qui charrie l'eau".

Le fonctionnement est le suivant : la pompe envoie de l'eau sous pression dans une membrane en caoutchouc (une vessie) contenue dans un réservoir métallique. Cette vessie, chez Marie, a une contenance de 50 litres au repos et peut atteindre 100 litres sous pression. Ainsi, 50 litres d'eau sont disponibles sous pression sans que la pompe ne se déclenche. Une fois cette eau consommée, la pompe redémarre pour remplir la vessie.

Après 10 ans d'utilisation, la membrane s'est détendue et la pompe se déclenche plus fréquemment, réduisant l'autonomie à seulement 3 litres. Un entretien a permis de récupérer une meilleure autonomie, mais le remplacement de la vessie est envisagé. Marie choisirait un réservoir de 200 litres avec le recul.

La pompe surpresseur tout-en-un

L'auteure, quant à elle, a choisi une pompe surpresseur tout-en-un (réservoir de 1,8 litres intégré) pour minimiser la consommation d'électricité. Contrairement au groupe hydrophore, cette pompe se met en marche à chaque demande d'eau, mais elle démarre progressivement, évitant les pics de consommation électrique. Ce système est moins bruyant et garantit un débit constant, même avec plusieurs robinets ou douches ouverts simultanément. L'auteure a préféré cette option car elle ne souhaitait pas dépendre de l'électricité pour la potabilisation de son eau et n'utiliserait pas son robinet pour de très petites quantités.

Problèmes rencontrés avec les pompes électriques : Les pompes s'arrêtent parfois par sécurité si elles ne détectent plus d'eau. Cela peut être dû à une cuve vide ou à un tuyau flexible qui s'est coincé, maintenant la crépine en l'air. L'auteure exprime sa réticence à dépendre entièrement de l'électricité pour l'eau, surtout en cas de panne ou de faible production solaire en hiver.

Les pompes manuelles : une solution sans électricité

Pour garantir un approvisionnement en eau sans électricité, l'auteure a installé des pompes manuelles. Chaque pompe est reliée à son propre tuyau Socarex, un seul morceau ininterrompu de la cuve à la pompe, prolongé par un flexible avec la crépine flottante. L'auteure dispose de trois pompes murales en fonte : une pour l'évier de la cuisine, une pour la salle de bain à l'étage et une à l'extérieur. La version chromée a été choisie pour l'intérieur, fixée sur des supports posés au sol et traversant le plan de travail.

Attention aux types de pompes manuelles :

  • Pompes à pied de bateau : Elles sont insuffisantes pour aspirer l'eau à plus de 3 mètres de profondeur, une limite trop basse pour la cuve de l'auteure.
  • Pompes à bras en fonte : Plus puissantes, elles sont limitées à 8 mètres d'aspiration, ce qui devient un facteur limitant pour les étages supérieurs d'une maison.

Inconvénients et astuces des pompes manuelles

L'installation en hauteur des pompes manuelles peut entraîner un désamorçage plus facile. Si elles ne sont pas utilisées régulièrement, l'eau redescend dans le tuyau malgré l'anti-retour de la crépine. Pour réamorcer, il suffit de verser un peu d'eau dans la pompe. L'auteure garde toujours une bouteille d'eau à proximité pour cette raison.

Maintenance de la pompe extérieure : La pompe extérieure doit être purgée avant l'hiver pour éviter qu'elle ne casse sous la pression du gel. L'auteure a déjà fait l'expérience de cette négligence, entraînant l'éclatement de la pièce inférieure de la pompe.

Un autre point crucial est l'absence de filtre après les pompes manuelles. L'eau qui en sort est directement celle de la cuve. Si l'eau est trouble ou contient des impuretés, elles passent directement. Heureusement, chez l'auteure, l'eau est généralement limpide grâce au pré-filtre en amont.

La filtration de l'eau de pluie : un point essentiel

L'objectif de la filtration est d'obtenir une eau sans couleur et sans odeur pour tous les usages domestiques qui ne nécessitent pas d'eau potable. Les filtres sont placés après la pompe.

Configurations de filtration

Types de filtres et leur fonctionnement

La vidéo détaille trois types de filtres :

Ces filtres sont conçus pour fonctionner uniquement avec de l'eau sous pression, de l'extérieur vers l'intérieur.

Maintenance et signes de changement des filtres

Idéalement, tous les filtres doivent être changés ou nettoyés deux fois par an. Cependant, l'auteure et son amie ne suivent pas un calendrier strict et se fient à des "petits repères" :

En cas d'urgence, si la citerne doit être nettoyée et qu'il manque de temps, Marie utilise un produit pour piscine du commerce (Troclosène Sodique / DCCNa, même composé actif que dans le MICROPUR pour la potabilisation de l'eau) pour chlorer l'eau de la cuve.

Conseil pratique : Toujours prévoir de l'eau en réserve avant de changer ou nettoyer les filtres, car l'installation est à l'arrêt. L'auteure admet avoir commis l'erreur de ne pas y penser la première fois, oubliant même sa pompe manuelle.

La potabilisation de l'eau de pluie

Même après toutes ces étapes de pompage et filtration, des bactéries et autres microorganismes peuvent toujours être présents dans l'eau, la rendant non potable. Il existe des traitements supplémentaires pour rendre l'eau potable, mais certains présentent des inconvénients.

Les traitements UV

Une option est d'ajouter un traitement par lampe UV. Cependant, cette lampe consomme de l'électricité en permanence, doit être remplacée tous les ans, et son coût n'est pas négligeable. De plus, ce traitement n'est pas suffisant à lui seul pour rendre l'eau potable. L'auteure et son amie ont écarté cette solution de leur système.

Les systèmes de potabilisation sous pression

Il existe de très bons filtres ou systèmes de potabilisation qui permettent d'ajouter un petit robinet d'eau potable directement à l'évier. Toutefois, ils nécessitent de l'eau sous pression pour fonctionner, ce qui implique une dépendance à l'électricité. L'auteure et son amie refusent cette dépendance pour un besoin aussi vital que l'eau potable.

La potabilisation par gravité

L'auteure et Marie ont opté pour une potabilisation par gravité. Ce système utilise un réservoir supérieur contenant des filtres, et l'eau filtrée est disponible en dessous. Ce sujet de la potabilisation sera détaillé dans une future vidéo, abordant le choix du système, la composition des filtres, l'efficacité de la céramique, les alternatives à des marques spécifiques et la fréquence de remplacement des filtres.

L'eau traitée est utilisée pour tous les usages de la maison (vaisselle, lessive, douche, brossage de dents), mais la potabilisation finale pour la consommation est gérée par le système par gravité.

Questions fréquentes

Pourquoi est-il important de filtrer l'eau de pluie dès la cuve ?

Il est important de filtrer l'eau de pluie dès la cuve pour éviter d'aspirer les sédiments du fond et les débris flottant à la surface, garantissant ainsi une eau plus propre dès le départ.

Quels sont les avantages et inconvénients des pompes électriques de surface par rapport aux pompes immergées ?

Les pompes de surface sont faciles d'accès pour l'entretien et n'exigent pas de câble électrique dans la cuve. Cependant, elles ne peuvent pas aspirer l'eau à plus de 8 mètres de profondeur. Les pompes immergées, elles, ne sont pas limitées par la profondeur, car elles poussent l'eau.

Qu'est-ce qu'un groupe hydrophore et quels problèmes peuvent survenir avec ce système ?

Un groupe hydrophore est un système composé d'une pompe et d'un réservoir sous pression avec une membrane. Il fournit de l'eau sous pression sans que la pompe ne se déclenche immédiatement. Après des années, la membrane peut se détendre, réduisant l'autonomie et augmentant la fréquence de déclenchement de la pompe.

Pourquoi l'auteure a-t-elle choisi d'installer des pompes manuelles en plus des pompes électriques ?

L'auteure a installé des pompes manuelles pour garantir un approvisionnement en eau même en cas de panne électrique ou de faible production d'énergie solaire en hiver, évitant ainsi de dépendre entièrement de l'électricité.

Quels sont les différents types de filtres utilisés pour l'eau de pluie et leur rôle ?

Les principaux <a href="/filtre-a-eau">filtres</a> sont : les <a href="/filtre-a-eau">filtres</a> à tamis (bloquent les grosses particules), les <a href="/filtre-a-eau">filtres</a> bobinés (piègent progressivement les particules fines) et les <a href="/filtre-a-eau">filtres</a> à charbon actif (retiennent métaux lourds, pesticides, chlore et molécules qui altèrent le goût, la couleur ou l'odeur).

La lampe UV est-elle une solution suffisante pour rendre l'eau de pluie potable ?

Non, la lampe UV n'est pas suffisante pour rendre l'eau de pluie potable à elle seule. Elle consomme de l'électricité en permanence, doit être remplacée annuellement et son coût n'est pas négligeable, ce qui en fait une solution peu pratique pour une autonomie complète.

Source : vidéo « Vie AUTONOME: Que choisir pour POMPER, pressuriser et FILTRER l'eau de pluie? (10 ANS d'expérience) » de la chaîne Les Nouvelles Anciennes — synthèse rédactionnelle indépendante.